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On ne choisit pas sa famille [libre]

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« Habitant de Manhattan, et fier de l'être »

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MessageSujet: On ne choisit pas sa famille [libre] Lun 23 Avr - 6:36

On ne choisit pas sa famille
« With Joyce R. Whitaker »


Il était tard. Quelque chose comme une heure du matin. Et pourtant elle était là, dans ce grand espace dédié à la culture. Joyce Roxane Whitaker aimait les livres. Encore plus lors d'une nuit glaciale et quand elle venait de s'enfuir de chez elle. Enfin s'enfuir ... oui, elle avait prit la fuite après une énième dispute avec sa mère. Mais c'était juste histoire de se changer les idées, de se calmer surtout. Elle n'avait nullement l'intention de partir plus de quelques heures. Joyce avait besoin d'évacuer la pression lorsque celle-ci devenait trop oppressante. Comment en était-elle arrivée là déjà ? Tout avait commencé avec la mort de son père, l'année précédente. Il avait emporté avec lui toute leur fortune et ne leur avait laissé que des dettes. Pourtant, ce n'était pas que l'argent qui lui manquait. Non, c'était avant tout la présence de son père, cet homme qu'elle aimait et admirait tant.

Depuis, sa mère s'était sentie obligé de reprendre les choses en main. Tout ce qu'il lui importait, c'était de ne pas perdre ses privilèges et la place qu'elle occupait dans la société. Peu importait que sa fille dut faire des sacrifices du moment que les apparences restaient maintenues. Aussi continuait-elle toujours ses petites sorties à des prix exorbitants avec ses amies de la haute, alors qu'elles mangeaient des pâtes tous les jours et que sa mère travaillait en tant que couturière dans le secret le plus totale pour pouvoir garder la maison. Mais ce n'était pas ce qui avait causé la dispute. Joyce se fichait totalement du train de vie de sa mère. C'était le mariage qui avait tout fichu par terre. Toujours le même sujet, toujours les mêmes cris ... Madame Whitaker, forte de ses convictions tout ce qu'il y a de plus traditionnelles et démodées, ne cessaient d'harceler sa fille sur le moment où celle-ci se marierait et avec qui.

"Je n'ai que 19 ans, maman ! J'ai toute la vie devant moi !"

"Non, tu n'as pas toute la vie. Tu connais parfaitement notre situation. Le mariage arrangerait tout. D'ailleurs, le fils Cameron est un très bon parti."

Oui, elle la revoyait encore exposant toutes les merveilles qu'elle pourrait obtenir en donnant la main de sa fille à une telle fortune ! Joyce n'arrivait juste pas à y croire. Comment pouvait-on être si égoïste ? Un mariage arrangé, comme si on était encore au Moyen-Age ... Non, il en était hors de question ! Les mots avaient fusés, les cris aussi et elle avait préféré s'éloigner un petit moment afin de ne pas faire ou dire quelque chose qu'elle pourrait regretter plus tard.

Depuis toujours, c'était les livres qui l'apaisaient le mieux. Elle s'était ainsi retrouvée à la Butler Library en pleine nuit, seule et très énervée. Elle se pencha pour ramasser un livre qui venait de tomber, et continua de déambuler parmi les rayons à la recherche du livre qui lui sauterait aux yeux. Elle le trouva soudain et posa la main rapidement la main dessus ... ou plutôt sur une autre main qui tentait également de s'emparer du livre en question.
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MessageSujet: Re: On ne choisit pas sa famille [libre] Ven 4 Mai - 7:56

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, j’étais ce soir seule chez moi. D’habitude, l’appartement résonnait des rires de Gabriel, Dany ou de moi, mais mon meilleur ami avait emprunté mon amoureux pour une soirée entre mecs je ne sais ou. D’ordinaire jalouse, j’avais rouspété puis avait finalement extorqué la parole de Gabriel comme quoi il n’amènerait pas Dany dans un bar mal famé ou quoique ce soit qui y ressemble. C’était bien son genre, et valait mieux le prévenir tout de suite. De toute façon, s’il n’avait pas respecté son engagement, je n’aurais pas hésité à lui fermer la porte de chez moi pendant quelques jours, histoire de lui apprendre qu’on ne le faisait pas à moi. Il n’en aurait pas été vexé, il s’avait que j’avais un caractère bien trempé, mais que pour rien au monde je ne lui aurait refusé mon amitié.

Bref, j’étais seule, et pour passer le temps, j’en avais profité pour m’avancer dans mon travail. Etre prof était un métier passionnant, mais malheureusement, je devais parfois sacrifier mes soirées à corriger ou préparer les cours et tout un tas d’autres trucs pour le bon fonctionnement de la journée. J’aimais mon métier et je ne m’en plaignais pas. Mes yeux survolaient les lignes des bouquins éparpillés autour de moi, et mon stylo laissait des traces bleu nuit sur les feuilles blanches. Organisée, j’avançais assez vite, ne m’arrêtant d’écrire que le temps de boire une gorgée de café. Brusquement, je me souvins d’une conversation que j’avais eu avec une collègue quelques heures auparavant, alors que nous étions toutes deux de service durant la récréation. Institutrice dans la classe d’un degré supérieur à la mienne, elle m’avait fait part d’un projet qui lui tenait à cœur, celui de monter une petite pièce de théâtre avec ses élèves, pièce qu’elle comptait présenter le jour de la kermesse de l’école en juin prochain. Elle avait pour cela choisi le thème des contes de fées –thème qui selon moi avait été vu et revu- et elle comptait sur les autres instit pour l’aider dans ses recherches. Elle m’avait donc gentiment demandé si cela me dérangeait de lire plusieurs contes et d’en faire une sélection des plus intéressants afin de les soumettre aux avis de ses élèves. J’aimais lire, je lisais vite, et je m’étais dit que, puisque j’aurais l’occasion de me pencher plus en détail sur le thème des princesses, des fées et des mauvais génies, je pourrais en faire l’objet d’une séance, en en lisant plusieurs. C’était pour ces raisons que j’avais accepté avec joie, et elle m’en avait remercié.

Maintenant que l’idée s’était installée dans ma tête, je n’arrivais plus à me concentrer sur ce que j’étais en train de faire. Décontenancée, je pesais le pour et le contre dans ma tête puis, me disant que de toute façon j’étais plutôt en avance sur mon planning, je n’avais rien à perdre à me rendre à la bibliothèque qui de toute façon, n’était qu’à quelques minutes en voiture de chez moi. Je savais que la Butler Library était ouverte la nuit pour y avoir passé moi-même des soirées avant des examens cinq ans auparavant et décidais de m’y rendre immédiatement. J’attrapais un manteau, mes clés et ma carte de bibliothèque, fermais les lumières de l’appartement, et descendit rapidement les escaliers. Ma petite voiture était garée en face de l’immeuble, dans une zone bétonnée qui servait généralement de parking pour ses habitants. Je mis le contact et me rendis dans le quartier Molière qui ne m’étais pas inconnu puisque c’était là-bas que se trouvait l’école, puis me garait devant le bâtiment tout en longueur qui habitais les salles de lecture.

Comme toujours, la bibliothèque était silencieuse, mais ce soir, ce n’étais pas parce que les étudiants étaient plongés dans leurs livres, mais bien parce qu’elle était quasiment déserte. Je me dirigeais vers les rayonnages adéquats, et me plongeais dans la lecture des résumés et titres des livres présents. J’embarquais deux livres de contes des frères Grimm puis en aperçut un de mon auteur français favori qui semblait n’attendre que moi. Alors que j’allais le sortir du rayonnage, j’aperçus qu’une autre personne avait eu la même idée au même moment. Nous sortîmes donc le bouquin à deux, puis me tournais vers mon ou ma rivale.

C’était une femme, brune, pas plus de vingt ans à mon humble avis. Son visage fermé m’indiquait qu’elle n’avait pas l’air de très bonne humeur. Peut-être était-ce dû à notre imposition. Je gardais la main sur mon butin et lui jetais un regard dénué d’expression, signe que je ne lâcherait l’ouvrage que si j’avais une bonne raison de le faire. Enfin, c’est ce que j’avais l’intention de faire, mais de voir ces yeux me fixer avec une telle intensité me mettait mal à l’aise et je choisis de battre en retraite en desserrant ma main. Je n’étais pas en humeur de livrer bataille ce soir.

- C’est un bon livre. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille de le faire, déclamais je poliment.

Je raffermis ma pression sur les deux albums que je tenais sous le bras et m’amusais à détailler la jeune femme qui se trouvait devant moi.

- C’est un français. Je viens moi-même de France, et il est très connu là-bas, fis-je pour entamer la discussion.

J’avais beau avoir été mal à l’aise les premières secondes de notre rencontre, une fois que j’avais baissé le regard je m’étonnais d’avoir été si entreprenante avec cette jeune personne que je connaissais pas, qui venait à la bibliothèque tard le soir manifestement pour penser à autre chose, et qui avait surement mieux à faire que de se montrer polie avec moi en m’écoutant parler. Pourtant, cela m’aurait fait presque plaisir. J’avais l’impression, en la voyant, de me revoir moi à son âge. En effet, je trouvais que cette fille me ressemblait un peu.

- Vous savez, ce n’est pas vraiment une heure pour trainer. Enfin, je dis ça, mais c’est vrai que je fais un peu la même chose ! déclarais-je nerveusement, au risque de me montrer un peu trop lourde.
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MessageSujet: Re: On ne choisit pas sa famille [libre] Jeu 10 Mai - 8:16

Joyce tourna la tête vers cette main inconnue pour découvrir son propriétaire, une jeune femme brune un peu plus âgée qu'elle. Elle ne pensa même pas à retirer sa main et continua d'observer cette personne. En fait, c'était une habitude. Elle aimait observer les gens et ne se figurait pas que cela puisse les déranger. L'usage aurait été de dire quelque chose, une excuse, n'importe quoi. Mais la fatigue aidant, Joyce n'était plus vraiment consciente de ce que les convenances exigeaient. Et puis soyons honnête, elle n'en avait rien à faire ! La jeune anglaise aurait probablement pu rester plantée là, au milieu de ces rangées de livres, jusqu'à demain matin. Mais son interlocutrice dût trouver son silence étrange et crut utile de le briser.


- C’est un bon livre. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille de le faire.

C'est à ce moment là qu'elle se rendit compte qu'elle tenait toujours le livre dans sa main. Elle sortit soudain de sa torpeur et sembla de nouveau vivre parmi les terriens.

"Vous pouvez le garder, j'en prendrai un autre." Assura-t-elle gentiment avec un sourire.

Après tout, ce livre ou un autre, peu lui importait. Tout ce qu'elle voulait, c'était se changer les idées. Et puis elle aimait lire un tas de choses différentes.

- C’est un français. Je viens moi-même de France, et il est très connu là-bas.

Joyce jeta un nouveau coup d’œil. Et si c'était vrai de Marc Levy. Ce nom lui disait quelque chose, mais elle n'en était pas très sure. Mais ce qui l'intéressait surtout, c'était qu'elle avait devant elle quelqu'un qui était déjà allé en Europe.

"Oh, vous êtes française ?" demanda-t-elle alors que son visage s'illuminait. "Je suis allée à Paris une fois, c'est une ville magnifique ! Je suis moi-même anglaise."

En fait, Paris était l'un de ses meilleurs souvenirs. Son père l'y avait amené pendant quelques jours pour fêter son dixième anniversaire.

"J'adorerais y retourner un jour !"


Toute la gêne qu'elle avait pu ressentir au début de cette conversation venait de s'envoler. Elle était maintenant parfaitement à l'aise et trouvait que cette petite visite à la bibliothèque tournait tout à fait à son avantage. Rien de mieux qu'une bonne discussion avec une inconnue pour penser à autre chose.

- Vous savez, ce n’est pas vraiment une heure pour trainer. Enfin, je dis ça, mais c’est vrai que je fais un peu la même chose !


"Eh bien pour moi, la bibliothèque est le lieu le plus calme et le plus apaisant qui existe. J'aime y venir quand il n'y a pas grand monde. Et vous, que faîtes-vous là ?"

Être parfois trop directe faisait partie de ses défauts. Mais après tout, elle était curieuse et son interlocutrice n'était pas obligé de répondre.

"Je m'appelle Joyce Whitaker." dit-elle en lui tendant la main dans laquelle ne reposait pas le livre.
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MessageSujet: Re: On ne choisit pas sa famille [libre] Jeu 14 Juin - 10:50

J’avais relevé les épaules et redressé la tête. Parler de mon pays comme cela, à cœur ouvert, à une jeune inconnue qui avait cru me tenir bon en saisissant en même temps que moi le livre convoité ne me dérangeais pas plus que cela. Ce n’aurait surement pas été pareil avec une quelconque autre personne. Seulement, il se dégageait de cette jeune femme ce je ne sais quoi qui peut vous mettre à l’aise en un rien de temps. En temps normal, je me serais récriée – peut-importe que nous fumes dans une bibliothèque ou non – et j’aurais insisté pour embarquer le manuel avec moi. Mais un seul regard jeté à cette jolie fille m’avais fait changé d’avis. Même si l’endroit était sombre, j’avais la très nette impression que ses joues étaient rouges, et ses mains serrées sur le bouquin, comme si elle était prête à exploser et qu’il était son dernier refuge. Il paraissait bien évident, vu son âge –je ne souhaitait pas m’avancer, mais elle devait tourner autour des dix-huit ans- qu’il ne pouvait s’agir que d’un problème de couple, tout au moins de famille. Je ne savais pas, je n’avais jamais connu le premier, tandis qu’à cet âge-là, je n’habitais pas avec mes parents depuis un petit moment. Mais, au fond de moi, je comprenais ce qu’elle pouvait ressentir.

Elle me répondit gentiment, tout en me tendant le livre que je lui avais laissé. Je le repris, jetait un regard dessus, mes yeux survolant la 4e de couverture. Je m’étais aperçue que je m’étais peu à peu égarée dans mes recherches. Les autres livres que j’avais embarqué et qui reposaient au fond de mon sac traitaient du sujet que je devais exploiter, à savoir les contes. Cependant, ce livre de Levy –un de ses meilleurs d’ailleurs- ne me serait utile dans aucune de mes recherches. En fait, je pensais bien l’avoir pris pour mon plaisir personnel. Ce qui ne faisait pas de lui une de mes priorités, si bien que si cette demoiselle ne me l’avait pas rendu, je lui aurais laissé de bonne grâce. Et c’est ce que je m’empressais de lui faire remarquer.

- Ne nous battons pas pour ce livre, je suis sure que vous en aurez plus besoin que moi. Et puis je n’étais même pas là pour ça ! répondis-je donc en le reposant sur l’étagère, afin qu’elle puisse le prendre si elle en avait envie.

Je vis ses yeux s’agrandir lorsque j’évoquais mon pays natal. Lorsqu’elle me confia qu’elle y était allée une fois et qu’elle aimerait y retourner, je souris poliment. J’aimais la France, bien sûr, je n’avais jamais oublié les douces rues pavées de la capitale et les paysages vallonnés de la campagne. En fait, depuis que j’étais partie il y a sept ans, je n’y était jamais retournée, et elle ne me manquait pas. Elle m’appris alors qu’elle était anglaise. Je n’étais pas vraiment surprise : elle parlait avec un anglais parfait, sans trace d’accent.

- Ah, l’Angleterre… J’y suis déjà allée aussi je crois bien ! Je ne m’en souviens pas vraiment à vrai dire, j’avais dix-huit ans quand j’ai quitté l’Europe pour m’installer ici. Pourtant, presque toute ma famille y réside encore. Enfin, toute, sauf mon frère ainé, qui vit en Australie…

Songeuse, je pensais aux circonstances de mon départ. Mon sourire n’en fut que plus large. Directe dans sa réponse quant à sa présence ici, elle me retourna la question sans ambiguïté. J’aimais sa franchise et son franc-parler, peut-être parce que moi-même je me targuais de disposer de ses deux qualités. C’était vrai, que la bibliothèque était un endroit apaisant et tranquille. Surtout à cette période de la journée !

- Oh, je suis instit’. Vous savez, les gosses de nos jours, ça n’aime pas lire… Mais j’aimerais tout de même les convaincre ! déclarais-je avec humour

Ainsi, elle s’appelait Joyce. Je lui rendis sa poignée de main avec fermeté, un large sourire sur le visage.

- Enchantée, mon nom est Claire. Claire Granger plus précisément... Dites-moi Joyce, vous n’êtes pas ici par hasard, peut être avez-vous envie de parler ?


Je réfléchis à ma prochaine question, afin de ne pas paraitre trop sans gêne.

- Cœur, amitié, famille ? demandais-je sans détour


[Désolée du retard Embarassed Il est vrai que j'ai hésité à partir, alors bon...]
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MessageSujet: Re: On ne choisit pas sa famille [libre] Mer 27 Juin - 10:11

Joyce aurait pu insister pour garder ce livre. Oui, elle aurait très bien pu se montrer un peu plus hargneuse. Mais la jeune fille réservait ce comportement pour sa mère et les "amis" de celle-ci. Elle n'avait aucune raison d'être désagréable avec son interlocutrice, qui lui semblait assez sympathique. D'ailleurs, elle avait tout de suite attirée son attention en évoquant l'Europe. Joyce aurait tout donner pour retourner vivre en Angleterre. Malheureusement elle ne pouvait pas laisser sa mère toute seule ici, à se débattre pour s'en sortir. Malgré leurs différences, elle se serait sentie beaucoup trop coupable. Finalement, la jeune femme brune reposa le livre sur l'étagère, lui signifiant ainsi qu'il était libre. Mais Joyce avait trouvé bien plus intéressant qu'un livre pour se distraire: une personne, réelle, gentille, et surtout nouvelle ! Que demander de plus ? Elle adorait rencontrer des gens, discuter avec eux, apprendre à connaître leur vie ... Cela lui semblait vraiment enrichissant. D'autant plus si ces personnes n'étaient pas issues du cercle très serré que contrôlait Madame Whitaker.

"Toute ma famille aussi est restée vivre en Angleterre."Ajouta-t-elle en souriant.

Puis elle perdit son sourire. L'Amérique ne lui avait jamais autant déplu que depuis la mort de son père. Même si son pays natal lui avait toujours manqué. Enfant, elle était très proche de ses cousines. Maintenant, c'est à peine si elle avait encore le courage de leur écrire. Son interlocutrice lui indiqua qu'elle exerçait le métier d'institutrice.

"Vraiment ? C'est un beau métier je trouve. Vous pouvez toujours essayer !"


Elle-même n'avait pas connu les joies et les déceptions de l'école puisqu'elle avait toujours été scolarisée à domicile. Pourtant, cela lui aurait plu. Elle se souvenait que son père lui lisait très souvent des histoires avant de s'endormir. Des contes plus précisément. Et c'était ce qui lui avait donné envie de lire. Claire, puisqu'elle venait de se présenter, lui tendit une main que Joyce serra bien volontiers. Elle lui dit aussi quelque chose par rapport à sa présence ici. Quoi, c'était si flagrant ? Avait-elle une étiquette portant l'inscription "je me suis disputée avec ma cinglée de mère" collée sur le front ?

"Enchantée" Répondit simplement la jeune fille.

Elle n'était pas du genre à se confier à la première venue. Non ordinairement elle gardait tout pour elle. Mais justement ! Peut-être avait-elle fait cela depuis trop longtemps. Il lui arrivait souvent d'avoir l'impression que personne ne se souciait de l'écouter. Et bien peut-être était-ce le moment car elle saisit l'occasion sans même réfléchir plus longtemps. Ici, dans cette bibliothèque sombre et à une heure avancée de la nuit, elle livra un peu d'elle à une parfaite inconnue.

"Famille !"Répondit-elle dans un souffle excédé en levant les yeux au ciel. "Ma mère plus précisément. Je crois qu'elle tente tout simplement de me rendre folle."

Elle se tourna vers les étagères de livres, promenant son doigts sur les couvertures de ceux-ci sans vraiment les voir.

"Je suppose que c'est son rôle de mère qui veut cela ... mais je ne vais pas vous embêter avec mes problèmes. On a tous des problèmes. Les miens ont sans doute peu d'importance par rapport à d'autres. En plus, vous étiez ici pour le travail."



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